Betta uberis
Posté : 10 déc. 2022 19:13
Mon espèce de betta préférée, de loin, dans le complexe coccina c’est celle qui présente le plus de formes différentes (espèces cryptiques ?).
Avant la description de betta Uberis, toutes ces formes étaient appelées betta burdigala (certaines le sont encore par les locaux ou ceux qui n’ont pas été assez vigilants sur l’origine de leurs poissons). Betta burdigala ressemble beaucoup mais est distinct de la plupart des Uberis par: pas de spot latéral, dorsale plus courte.
MAIS certaines populations d’uberis ne présentent pas de spot et les bettas burdigala d’élevage prennent parfois un spot latéral.
Si l’on se fie aux descriptions des deux espèces, Betta burdigala est endémique d’une localité de Bangka, une petite île au large de borneo.
On trouve des populations d’uberis à borneo (pangkalanbun), une forme bleue, avec spot et une forme « rouge » sans spot, il existe aussi une localité « kubu » qui est sensée être la plus bleue mais je la soupçonne d’être équivalente à la bleue de pkb, deux localités à Belitung (les deux localités présentent des individus avec et sans spot latéral), une île voisine de bangka.
Toutes ces variantes sont faciles à distinguer même pour les non initiés, c’est l’objet de ce post.
J’ai la chance de maintenir les deux variantes de borneo ainsi que celle de Belitung.
Ce sont trois très beaux poissons dont la forme, la coloration et le comportement diffèrent légèrement.
La variante bleue de pangkalanbun, la plus courante dans le commerce, que je soupçonne être la même que la kubu.
C’est la plus belle à mes yeux, les irisations bleues métallisées sont dingues, les nageoires longues, le poisson ne se cache pas et est toujours en représentation. Elle est facile à reproduire. La variante rouge de pangkalanbun, c’est là qu’on se rend compte qu’il faut relativiser les choses et avoir le poissons sous les yeux et dans de bonnes conditions.
Elle est réputée présenter peu d’irisations et être toute rouge.
Effectivement quand on voit les photos des locaux (ici celui qui a pêché les miens) c’est très rouge: Mais après quelques jours (semaines) de conditionnement et quelques repros on se rend compte qu’elle n’a pas grand chose à envier à la bleue. Elle est aussi très peu timide et se montre volontiere, facile à reproduire.
Ensuite la variante de Belitung, je l’adore aussi, la couleur de fond du corps est un rouge cramoisi assez impressionnant. Certains poissons ont des spots d’autres pas (tout mes f1 ont des spots). Bien plus timide, bien plus agressive, un vrai challenge pour le bettaphile. Et comment ne pas compléter cette présentation en présentant betta burdigala.
Une espèce emblématique dans ce qu’elle représente: le déclin des poissons d’eau douce. Jusqu’à très récemment connue d’une seule localité sur la minuscule île de bangka, localité qui a récemment été saccagée par une coupe de bois illégale.
C’est un poisson qui va vraisemblablement s’éteindre dans les prochaines années dans la nature. Je suis fier de dire qu’aujourd’hui, grâce à une initiative que nous avons porté avec notemment macropodus du forum et Un ami lyonnais a permis d’installer une souche (je l’espère durablement) en France.
Pour la petite histoire qui illustre bien l’intérêt de la collaboration entre éleveurs. Nous avions importé 3 couples sauvages et on a tous eu des problèmes à l’acclimatation, L’ami lyonnais perdait assez rapidement les siens, bientôt imité par moi-même pendant la canicule.
Heureusement nos deux montpelliérains en ont sorti une conquantaine (!) gros respect à eux.
Aujourd’hui la souche est bien installée que ce soit chez eux, François ou moi.
Pour revenir au poisson il est plus timide que les deux premiers Uberis cités mais tout aussi facile à reproduire finalement.
Je précise que je ne suis pas de ceux qui vendent les aquariophiles comme des gardiens de la biodiversité (coucou les malawistes et les recifalistes des années 2000). Je pense pas non plus que la conservation ex-situ soit quelque chose qui ait du sens, évitons la malhonnêteté intellectuelle.
Mais en étant tout à fait pragmatique, l’espèce est bientôt éteinte dans la nature mais nous avons une souche captive.
Avant la description de betta Uberis, toutes ces formes étaient appelées betta burdigala (certaines le sont encore par les locaux ou ceux qui n’ont pas été assez vigilants sur l’origine de leurs poissons). Betta burdigala ressemble beaucoup mais est distinct de la plupart des Uberis par: pas de spot latéral, dorsale plus courte.
MAIS certaines populations d’uberis ne présentent pas de spot et les bettas burdigala d’élevage prennent parfois un spot latéral.
Si l’on se fie aux descriptions des deux espèces, Betta burdigala est endémique d’une localité de Bangka, une petite île au large de borneo.
On trouve des populations d’uberis à borneo (pangkalanbun), une forme bleue, avec spot et une forme « rouge » sans spot, il existe aussi une localité « kubu » qui est sensée être la plus bleue mais je la soupçonne d’être équivalente à la bleue de pkb, deux localités à Belitung (les deux localités présentent des individus avec et sans spot latéral), une île voisine de bangka.
Toutes ces variantes sont faciles à distinguer même pour les non initiés, c’est l’objet de ce post.
J’ai la chance de maintenir les deux variantes de borneo ainsi que celle de Belitung.
Ce sont trois très beaux poissons dont la forme, la coloration et le comportement diffèrent légèrement.
La variante bleue de pangkalanbun, la plus courante dans le commerce, que je soupçonne être la même que la kubu.
C’est la plus belle à mes yeux, les irisations bleues métallisées sont dingues, les nageoires longues, le poisson ne se cache pas et est toujours en représentation. Elle est facile à reproduire. La variante rouge de pangkalanbun, c’est là qu’on se rend compte qu’il faut relativiser les choses et avoir le poissons sous les yeux et dans de bonnes conditions.
Elle est réputée présenter peu d’irisations et être toute rouge.
Effectivement quand on voit les photos des locaux (ici celui qui a pêché les miens) c’est très rouge: Mais après quelques jours (semaines) de conditionnement et quelques repros on se rend compte qu’elle n’a pas grand chose à envier à la bleue. Elle est aussi très peu timide et se montre volontiere, facile à reproduire.
Ensuite la variante de Belitung, je l’adore aussi, la couleur de fond du corps est un rouge cramoisi assez impressionnant. Certains poissons ont des spots d’autres pas (tout mes f1 ont des spots). Bien plus timide, bien plus agressive, un vrai challenge pour le bettaphile. Et comment ne pas compléter cette présentation en présentant betta burdigala.
Une espèce emblématique dans ce qu’elle représente: le déclin des poissons d’eau douce. Jusqu’à très récemment connue d’une seule localité sur la minuscule île de bangka, localité qui a récemment été saccagée par une coupe de bois illégale.
C’est un poisson qui va vraisemblablement s’éteindre dans les prochaines années dans la nature. Je suis fier de dire qu’aujourd’hui, grâce à une initiative que nous avons porté avec notemment macropodus du forum et Un ami lyonnais a permis d’installer une souche (je l’espère durablement) en France.
Pour la petite histoire qui illustre bien l’intérêt de la collaboration entre éleveurs. Nous avions importé 3 couples sauvages et on a tous eu des problèmes à l’acclimatation, L’ami lyonnais perdait assez rapidement les siens, bientôt imité par moi-même pendant la canicule.
Heureusement nos deux montpelliérains en ont sorti une conquantaine (!) gros respect à eux.
Aujourd’hui la souche est bien installée que ce soit chez eux, François ou moi.
Pour revenir au poisson il est plus timide que les deux premiers Uberis cités mais tout aussi facile à reproduire finalement.
Je précise que je ne suis pas de ceux qui vendent les aquariophiles comme des gardiens de la biodiversité (coucou les malawistes et les recifalistes des années 2000). Je pense pas non plus que la conservation ex-situ soit quelque chose qui ait du sens, évitons la malhonnêteté intellectuelle.
Mais en étant tout à fait pragmatique, l’espèce est bientôt éteinte dans la nature mais nous avons une souche captive.