Nous voilà de retour de Bangkok, avec le fiston. 28 degrés le matin, moins 2 à Roissy, on a envie de remonter illico à l'étage des départs. Bon, sur les conseils de Clem, nous sommes aller prospecter à Ban Khom. Nous n'avons fait qu'un endroit, le long de la voie ferrée mais je ne suis pas sur qu'il y en ait plusieurs. Minuscule biotope d'un ou deux hectares à vue d’œil. Pas facile de progresser dans les palmiers, de l'eau jusqu'au genou et des fourmis sur les troncs. On a trouvé plusieurs preuves de prélèvements par les locaux : de petits paniers ajourés en plastique qui leur servent d'épuisette. Donc on a chopé un couple pas plus, parce qu'à mon avis, les mahachai sauvages c'est bientôt terminé, l'urbanisation avance à grand pas et ces palmeraies (seul biotope de ce betta) n'ont aucune autre valeur que le terrain, après drainage.
On a eu la chance de rencontrer Suwan, le champion de Thaïlande d'élevage de Mahachai de concours, un gars adorable qui nous a offert une douzaine de poissons de sa meilleure lignée. Et qui nous a emmenés dans un autre biotope minuscule, que nous garderons secret, car des locaux commencent déjà à lui demander où c'est, après avoir vu les photos de notre partie de pêche ! Un mâle et trois femelles, d'une nouvelle souche donc. Je ne vais garder que les betta de sélection, je ne pourrai pas tout élever. Je pensais offrir tous les sauvages à l'école véto de Toulouse (Clem et ses potes) contre promesse d'élevage réussi. Normalement ils savent faire, Il faut tout faire pour sauver cette magnifique espèce. Ci dessous, un poisson de Suwan :
